Album numéro un à Bastia

Album numéro un à Bastia
Marie Hélène Ferrari a dédicacé, à la librairie Album, son dernier livre, le destin ne s'en mêle pas.


Marie Hélène :" Signature à Bastia, avec des libraires qui deviennent au fil du temps, des amis.
Fleurs, petits gâteaux, c 'est le bonheur.
Le soir même il y avait le concert de Stephane Eicher, au théâtre!
Quelle belle rencontre, quel homme gentil!
des journées rares, dans la vie."
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato venerdì 10 novembre 2006 13:05

Modificato sabato 11 novembre 2006 17:12

le désert

le désert
Il y avait eu d'abord, l'immensité infinie et hostile, comme un grand désert, aride, nu, calciné, ou la seule pensée se tendait vers la survie. Besoins primitifs, chaud, froid, faim, soif, abri, pas des pensées, des pulsions...Survie végétale, attente,
da
ns les déserts ne poussent que des matières
Piquantes.
Cactus, crotales, scorpions, mygales, pierres coupantes que le gel a visées au c½ur...Infinie petitesse au sein d'une infinie grandeur, tristesse et beauté, solitude...
Avancer, nier la soif qui sèche la langue, craquelle la peau, ride lme, rend le pas plus lourd et l'avancée pesante, absolument.
A
vancer ?
Pourquoi ?
P
ourquoi persister aussi obstinément à mettre un pas devant l'autre, le dos chargé, voûté, sous le poids du ciel et des ans.
Et le sable qui s'enfonce dans un intime crissement, marcher n'est qu'illusion de l'enfoncement.
Oh
! S'allonger au creux le plus intime du sable brûlant, se fondre, se confondre, devenir minéralité à son tour blancheur immaculée du calcium de l'os trop blanc, faire partie de la paix irrévocablement, intégrer lasolation du paysage.
Ne
plus lutter.
Acc
epter
T
omber au sol comme la poupée de chiffon, par l'enfant abandonnée.
Objet futile et délaissé..
Accepter et rester là...

L
a nuit est tombée, glacée, crissant de silence froid. Les yeux brûlés ne distinguent plus les étoiles qui inscrivent dérisoirement l'avenir dans un noir pesant. Paupières lourdes, si lourdes, souffle lent, la nuit est tombée, comme un couperet, glacé.
Un
sursaut, encore, le corps, qui ne meurt pas, ne pas mourir!
Tout ce chemin alors pour rien ? Avoir tant marché pour tomber vainement, se relever, se relever...
Trébucher encore, les pieds qui rentrent dans le corps.
Douleu
r, douleur, souffrir est-ce être vivant ?
Corps et c½ur dolent !
Laisse
r le long du long chemin, objet après objet, souvenir après souvenir, renoncement après renoncement , laisser tout ce à quoi on tient, ne pas se retourner, avancer, avancer seulement.

L
e désert a-t-il une lisière ?
Peut-on du jour au lendemain, arriver à la lisière du désert ? un mètre, à peine un pas, et l'herbe et là, poussant grassement, largement, hautement, l'eau ruisselle dans la combe, où l'ombre s'étend voluptueusement.
Le vent léger fait frissonner la peau, des sons suaves s'envolent dans l'air chaud.
A
u clocher lointain, une horloge, marque le temps, infiniment, y –t- il tant d'heures, dans le temps ?

Rester là, tout envisager, ne plus bouger, ne pas savoir, ne pas connaître la vérité.
La q
uestion hante cependant.
Lisière, oasis ou mirage ?

M
irage ?
Est-ce possible de tant se tromper ? De perdre le sens au point de croire, à un rivage, dans un mirage ?
Le
urs couleurs sont-elles si charmantes, leurs odeurs sont-elles si vivantes, qu'on puisse voir la vie, dans une image ?
O
asis ?
Juste
pour se reposer ? Reprendre des forces sachant que dans le désert, après, il s'en faudra retourner ?
chercher alors, désesré, le courage qu'il faudra, pour l'affronter ?
L
e plus cruel des outrages, donner l'espoir pour torturer.

A
lors, du désert, l'improbable lisière ?
Le
bonheur fait peur comme un orage.
E
ssayer de ne pas l'espérer, essayer de ne pas trop y penser. Prendre l'oasis pour la lisière, et tomber ?
A
jamais !
Fe
rmer les yeux, rester là, statufié, échapper aux envolées, ne plus rien voir, ne plus rien regarder, ni la plante qui sèche, ni l'oiseau qui tombe, le bec par la soif fendillé ...Ne plus penser. Ne plus penser.

La f
aim du corps que rien ne parvient à apaiser, d'un corps qui n'est pas fait pour penser, avance, dit le corps avec autorité,
avancer en fermant les yeux, c'est risquer de tomber.

Alors
prier ?
Qui ?
P
ourquoi ?
Pour d
ire quoi ?
S
upplier les invisibles dieux de, de ne plus attacher à nos v½ux leur courroux offensé ?
Oh ! dieux, laissez moi croire, gardez pour vous vos réalités, vos vérités, vos détestables insanités, je les ai tant revisitées ;
L
aisser moi vivre,
et laissez moi aimer.
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato domenica 05 novembre 2006 09:45

Modificato lunedì 09 luglio 2007 05:54

***

***
Le vent est froid, je tremble exsangue
To
n absence, ta présence est ma cangue.
Se
battent en mon c½ur comme en caque
D'ame
rs sentiments de vitres qui claquent
Cra
c
Le
vent est froid, oh mon amour je tremble !
Lumiè
re et ombre sombrent ensemble
Le ca
pon court ou loin poursuivi par la peur
Je me meurs, oh mon c½ur des heurts de l'erreur
Ter
reur
J
e tremble exsangue le vent est froid
Le
désarroi est ma croix, tu mécrois
N
ulle phalarice, calige, nulle micraine
N
e me protégeront jamais de ma peine

# Postato lunedì 21 agosto 2006 06:54

Modificato martedì 22 agosto 2006 07:26

***

***

Je n'ai pas de mission,
l'humanité attendra
J'écris comme les enfants
Jouant avec leurs doigts
La lumière fait de la poussière
Un éclat d'artifice.

# Postato lunedì 21 agosto 2006 06:52

Modificato martedì 22 agosto 2006 07:27

Errance

Errance
Je marche dans l'ombre
Et ton absence me suit pas à pas
J'avance dans la nuit, seule
Et seule la peur me tient par le bras
Bien que croulant sous les pelisses, vois
Je tremble de froid !
Le soir a chu et la nuit est tombée, crue,
tranchant couperet de l'obscurité


Comme je suis nue sans toi
Sans toi que je ne connais pas
La lumière ne luit pas
Le sais tu ?
Tout est vide et vaincu
Dans ce monde ou tu n'es pas.
Oh ! mon amour, que je ne nomme pas.
L'espoir nait de cette douleur
au plus profond de moi

J'aimerai le chemin que ton pas pavera
Y a-t-il amour sans douleur ?
La douleur est ou tu n'es pas !

Qui es tu, toi que je ne sais pas ?
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato lunedì 21 agosto 2006 06:51

Modificato lunedì 09 luglio 2007 05:54