Comme une absence de lumière, ou les vacances de Pierucci

Comme une absence de lumière, ou les vacances de Pierucci
Le deuxième opus des aventures de Pierucci est en maquette. Un deuxième ouvragel'on retrouve Les personnages du premier polar de Marie Hélène Ferrari. Que ce soit le commissaire Pierucci, ou ses collègues. Toujours dans une abiamce tenue, on se délecte des petits clins d'oeil et de la tonali littéraire encore mieux affirmée de l'auteur. L'irascible commissaire se heurte aux nouvelles méthodes mafieuses, et ne s'en sort pas. A découvrir très bientôt.

Sortie Prochaine.

# Postato martedì 12 dicembre 2006 13:48

Modificato domenica 11 febbraio 2007 12:55

U-Corsu annuaire téléphonique corse et portail web de la corse

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# Postato martedì 12 dicembre 2006 12:25

Modificato lunedì 09 luglio 2007 05:56

UM POLAR HALETANT La face noire de Bonifacio

UM POLAR HALETANT La face noire de Bonifacio
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Dans l'ouvrage de Marie-Hélène Ferrari, « Le destin ne s'en mêle pas ». la cité des falaises n'a rien d'un dépliant pour agence touristique. Obscurcie par le cynisme, la perversité, elle devient le champ clos d'une guerre oppressante et sournoise où les hommes tombent lors de règlements de compte sanglants, où on enjambe les cadavres, où chacun, en proie à ses démons, joue double jeu, trahit, manipule, corrompt et à l'occasion tire avec une froide détermination et sauvagerie. Sans remords ni états d'âme.

Dans la haute ville, les courants d'air sont fourbes, les ruelles ont ltroitesse « méandreuses » pour sécter des regards acier, des murmures malveillants,distiller des ragots monocordes, des cris d'orfraie ou des menaces contondantes. Dans ce monde peu loquace mais très sonore aux forts relents de soufre, la silhouette blafarde, de« Personne », flotte comme une balise inquiétante. L'homme, impénétrable, qui "ne ressemblait ni à un touriste ni à corse (ni) à un de ces clochards de l'Europe de l'Est qui s'installent aux portes des supermarchés" surgit du néant et pose sa besace dans une pièce insalubre " de la rue Doria."

Rien ne semble l'ébahir, le concerter, pas me la vision des motards cagoules et ars, celles du cadavre de Dumé, de Paul-Fraois Firpi, ivrogne à l'agonie à la sortie du bar de la Marine. Il recueille ses ultimes confidences, se trans-forme en sinistre messager aux pas feutrés. Le moment est venu pour lui de figer l'existence de Marie-Saveria Firpi, toute en fragili, en attentes et en votion conjugale, dans une atmosphère d'hallucination fiévreuse de cauchemar éveillé. La silhouette de la jeune femme se tasse, se voile de noir le temps de l'enterrement, dans la chaleur suffocante d'un début d'été. "Les amis étaient tous ." Il ne manque que Joseph, le frère aî, en voyage d'affaire. Marie-Saveria ne se contente pas de "s'asseoir et pleurer" près avoir renvoyé les enfants à l'école.

Elle cherche à mettre à jour les abîmes qu'elle côtoie. D'emblée cela signifie se rapprocher de Livia, garce terrorisée par le drame, institutrice et maîtresse de Paul-Fraois. Jusqu'alors rivales et indifrentes l'une à l'autre, les deux femmes pactisent. Elles semblent agir à l'unisson mues par un chagrin similaire. Marie-Saveria distribue les rôles. A elle, la vengeance, question de légitimité, de trempe. A Livia, "demoiselle longue et dolente", "une grande et molle gaufre froide", la logistique domestique et la compagnie des enfants. Certains jours le face à face entre la veuve et l'ancienne petite amie apathique vire à l'affrontement verbal. Les réflexions rances, les mots amers et les souvenirs humiliants font planer une nervosité menante. Toutes les injures et les sautes d'humeur sont permis dans ces moments-là, jusqu ce que les voisins réclament le silence.

D'autres jours, Livia lgocentrique, aux prises avec transes et frustrations, ret des faux airs d'une Amélie Poulain impatiente d'embellir la vie de Marie-Saveria. aux abois, mitraile d'informations, de contre-informations à propos de l'existence passée de son époux, en réalité un cycle infernal de cachotteries, de magouilles et d'affaires rocambolesques en rafales, à travers l'extme-sud, jusqu Florence. Quel jeu s'est-il jo entre le "pauvre Paul-Fraois" et Ai Barcelli, parrain-notable au paternalisme rogue et à la chemise "vaste, à losanges grife en Italie"? Difficile à dire. Le discours de Barcelli charrie des, hypothèses vagues et de sages conseils, du genre "ne te mets pas dans des querelles qui te dépassent", "ce que tu as de mieux à faire est de rentrer et de l'oublier." Sa force de conviction se heurte à l'obstination investigatrice de "la petite veuve". Elle doit trouver sa propre voie, pour enrayer la core, lesarroi et survivre. La revoici au volant de sa voiturette calcitrante. Ses grinations la mènent à Sarne chez la veuve de Du Fratelli.


L
a « femme moche » qui « suait la méchanceté » a la confidence tranchante et un sens glapissant du suspens : « ton mari il a.cherc ce qu'il a fini par trouver. comme le mien, c'est-à-dire, la merde qu'il avait semée. » Des apparitions incongrues, celles « d'un homme bronet musclé,tu de vêtements de marque en lin mais chiffonnés », des cyclistes du tour de corse, Vincent, « le taiseux », le frère de Livia, des voleur; florentins, réanimés par les souvenirs de voyage de la vieille madame Zuccarelli, donnent un coup: de pouce décisif aux déduction de Marie-Saveria. Les conversations palpitent à l'évocation des bijoux, d'un certain Bâti, des construction d'tels et de terrains revendus.
Marie-ne Ferrari sait incruster des images furtives dans sa narration, comme autant de signaux forts d'un réel en déroute. Pour démêler le faux du vrai, il y aussi le vaillant commissaire Armand Pierrucci, sorte de Fabio Montale corse, un peu solitaire, un peu en ruines. Mais toujours réconforté par la cuisine chaleureuse d'Antonnella et prêt à prendre ses enquêtes à c½ur. Il ne se ménage pas pour découvrir la vérité. D'ailleurs, tout en pensant à Paul-François et sa clique, il en profite pour manteler un trafic de chiens entre la Corse et la Sardaigne. Il faut dire que son fidèle compagnon, « Cbard » fait partie des malheureuses victimes. L'horreur est pernicieuse sur son territoire d'investigation. Elle se tapie partout, ouvre des perspectives multiples, génère chez les personnages , des postures à deux vitesses, passif, actif pour produire des télescopages affreux entre allet criminel.
Bientôt c'est le ciel étoile, accusateur, qui éclairera les choses enfouies.

L'écriture blanche, dépouillée de Marie-Hélène Ferrari tisse une série de portraits admirables d'ambiguïté. Un polar bien tordu. Une intrigue qui résiste jusqu'à la dernière ligne.




Véronique EMMANUELLI
D'après CORSE HEBDO



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# Postato martedì 12 dicembre 2006 12:06

Modificato lunedì 09 luglio 2007 05:54

le bonheur des mots et le bonheur du trait

le bonheur des mots et le bonheur du trait
Le bonheur de voir les autres vivre et de leur prendre un petit morceau.
de l'emporter avec soi dans un écrin de cuir
et de se dire
de ce morceau de vie, il me reste quelque chose, il n'est pas effacé
j'ai gardé une trace.
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# Postato giovedì 16 novembre 2006 11:48

Modificato lunedì 09 luglio 2007 05:54

Le commissaire PIERUCCI mène l'enquête

Le commissaire PIERUCCI mène l'enquête
Avec son titre comme ta à la vieille machine à écrire, soit
l
'emballage caractéristique des thrillers ou des polard, les amateurs
d
u genre ne s'y sont pas trompés. Autant dire que le commissaire Pierucci personnage o combien acartre et pourtant attachant a être le compagnon de l'é de nombre de lecteurs. Marie-ne Ferrari signe ici le premier opus des aventures de son commissaire diabétique, un gards du Nord plondans les intrigues du Sud
1
00% insulaire la collection « soleil noir » des éditions Clémentine studio, installées à Port-Vecchio se lance dans l'aventure policière avec succès!me si la mise en page est encore à améliorer, la maquette est poignée et donne biens le rythme de l'enquête, les personnages se croisent, les fils de l' intrigue se tissent, à travers les rues de Bonifacio et ses environs, allant jusqu'à Florence et Bastia. L'ordinaire se le à extraordinaire, comme cela peut arriver dans la vie et surtout dans les enquêtes policières. Marie-Hélène Ferrari s'inspire, plus ou moins de faits réels et semble prendre un plaisir évident à décrire les personnages si typiques, vivant des situations si caractéristiques, dans des lieux non moins reconnaissables avec un langage si spécifique.

Ce
la donne le gt du vraisemblable et de l'authentique, tout en
restant dans la fiction policière.

A
ffaire de police.
Le
flic n'entre dans la danse qu'au chapitre 10 Auparavant, l'auteur
s'ingénie à planter lecor et à mettre en sne la crime pas si
parfait puisque la fin dévoile toute l'intrigue. Marie-Hélène Ferrari
utilise tous les ingrédients du polar :des cadavres des assassinats, et il y en aura quatre, des magouilles et des affaires louches, et ça
n'
est pas ce qui manque dans nos contrées, la Mafia et un parrain local, et on ne s'en étonne pas dans un décor tel que l'île de beauté, des malfrats et des mensonges, des doubles vies et des maîtresses, cela va souvent avec le reste, des puttachji et des secrets de polichinelle, et une jeune et jolie femme innocente propulsée au milieu de toutes ces embrouilles, à setrer de toutes ces embrouilles, avec le destin, qui n'étant personne ne s'enle pas, mais n'est pas loin qui veuille.
Jusqu'au clin d'½il à Fred Vargas autre auteur féminin de policier.
Ri
en ne manque pour que la mayonnaise policière prenne. Avec des personnages hauts en couleurs, pour relever la sauce et donner de la consistance à l'ensemble. Si Marie-ne Ferrari était derrière les fourneaux elle ne serait peut-être pas chef, mais elle en aurait les qualis. Pour l'heure, elle nous régale avec ce livre rondement mené, l'affaire Firpi permet de couvrir un commissaire de mauvais poil solitaire et casanier à la mère envahissante, la bouche pleine de reproches n'ayant rien à envier à Gargantua, dont leché de gourmandise mettra: sa santé en péril, qui est flanq par des adjoint tenant presque de Laurel et Hardy. Ces loustics mènent l'enquête, prenant des tours et des tours qui permettent à l'auteur de donner l'air de rien son opinion sur les rapports homme femme, sur les combines véreuses, sur ses contemporains.

Myriam Màttei

# Postato domenica 12 novembre 2006 13:57