Lecci le 9 septembre

Lecci le 9 septembre
Le dimanche 9 septembre à Lecci, aura lieu la réunion annuelle de tous ceux qui participent à llaboration de la fondation de Corse. Les sculpteurs, les peintres, les auteurs, et tous ceux qui ont envie de se unir sur la place, pour dialoguer, et se rencontrer.
Parmi les auteurs présents, Jean-Claude Macé, Jean-Pierre Santini et moi-même, qui participeront à des débats, où il sera question entre autre de savoir pourquoi on écrit !
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# Posté le samedi 01 septembre 2007 14:50

Modifié le samedi 01 septembre 2007 15:18

Dis Madame, explique-moi ce qu'est un auteur de Polar !

Dis Madame, explique-moi ce qu’est un auteur de Polar !

L'été que nous venons de passer a eu entre autres mérites celui de nous permettre de nous rencontrer à nombreuses reprises, nous les parents indulgents des turbulents Bati Agostini, Flicorse, Nimu et autres émanations Pieruccienne qui ont fait les polars de l'été. Fédérés avec autant de difficulté à la discipline que les états composant ceux qui se présentent Unis, nous avons été récemment confrontés à la problématique suivante : un blog qui nous rassemble, cela doit parler de quoi ?
D
'aucun avaient précédemment, d'une plume alerte et trempée de citron, narré quelques mésaventures nordistes qui nous avaient titillé le stylo, provoquant de la sorte une levée de boucliers ajacciens ! mais qu'avions-nous donc, cénacleux sans audace à nous contempler le nombril ainsi pitoyablement, alors que le monde était là, autour de nous, avide de nos mots et de nos opinions sur cette Corse qui faisait l'essence de notre art, si tant est que d'art il existât pour certains, c'est de moi que je parle, n'en doutez pas !
Cédant naturellement, à cette culpabilité augustinienne que je porte comme chacun d'entre nous depuis ma plus tendre enfance et renforcée d'autant de communions et de confessions que j'ai eu une maman très rigoureuse sur la question, je fus touchée au flan par la pique du JUSTE et m'exclamais :
-Ci
el, c'est vrai, pardonnez- moi Seigneur puisque j'ai pêché, mea culpa ! maxima culpa ! et de me précipiter dans le repentir qui passât le malheureux, par le cas du lait qui n'est pas Corse pour faire des fromages qui prétendent l'être, en ayant fait un détour par la forge de Martin Broomberg. Je me sentais l'âme en paix, Nietzsche avait bien fait de faire de moi un disciple fidèle, je ne serais pas de ces femmes par qui passe l'histoire antiquaire, j'étais l'histoire critique, mon giron était celui du soldat –é-veill-é-, guettant la décadence d'une monde que ma vigilance empêcherait de se déliter.
-Ouaf, ouaf, ouaf ! pantalonade et polichinellerie !
Die
u qui m'avait faite augustinienne, m'avait aussi au passage faite schizophrène, -la preuve, j'écris- et cette petite voix, perchée dans ma tête se tordait de rire, ouaf ouaf etc, c'était elle.
-Mais, pauvre nouille ! s'exclamait-elle, tu te prends pour qui ? Si tes déjeuners sur l'herbe n'intéressent personne, comme il est précisé juste avant qu'on te dise de parler d'autre chose, pourquoi veux-tu que ton avis sur la Corse intéresse plus de monde ! Regarde toi, madame Groseille avec ton petit panier à la main, allant chercher ton pain et pensant que les propos que tu échanges avec ton boulanger, ont l'heur de l'intéresser même lui !
C'était
frappé au coin du bon sens. Mais cela continuait malgré la gifle que j'assénais à mon lobe temporal gauche, la voix haussait d'un ton.
-Si H
ugo prit la parole, le pauvre, on le confondit longtemps avec le manchon à air qui donne le sens du vent, tant il changeât souvent d'opinion, Voltaire jugeait le monde, en ayant pris la sage précaution d'installer son domaine un pied en suisse un autre en France, on est jamais trop prudent, mais les autres, tous les autres, ceux qui nous ont donné les Confessions des enfants d'un siècle, le Cid, les sonnets à Hélène, je ne vais pas te faire un catalogue littéraire, les autres ils ont parlé de quoi ?
Et
la voix se tut ! Vrai, de quoi ont-ils parlé ces auteurs qui se sont transmis le flambeau de siècle en siècle, qu'il s'agisse de poésie, de romans, de théâtre, de quoi se parlaient-ils ?
D'écrit
ure, de lecture, de difficulté à mettre le bon mot sur la bonne sensation, de la nécessité qu'il y a un être un représentant littéraire en adéquation avec son temps, c'est-à-dire et ne mélangeons pas, de faire de son roman, une ½uvre littéraire miroir convenable du fait ou l'illusion littéraire serait parfaitement adéquate. Les frères Goncourt firent un prix mais surtout un journal où on apprend que Gauthier était bordélique, hirsute et qu'il avait une très jolie fille, que Huysmans quelque fois avait un gout de ....Les journaux du siècle citent les bons mots, Musset ne s'en privait pas, et on en rit encore. Un blog de polar n'est ni une tribune politique, ni un avant poste militant. Que ceux qui appellent à la rébellion plumitive se servent des colonnes de journaux dont ils disposent pour faire naitre le débat : la pipistrelle, c'est passionnant, mais elle doit intéresser un cercle aussi restreint que celui des ethnologues qui nous ont lus. Chacun son représentant de la biodiversité, certains la chauve- souris, d'autres le chauve-écrivain et ses épigones blanchissant étalés sur l'herbe Barrettalienne. Et puis cessons de mettre sous l'aile cette tête hypocrite, au cerveau reptilien : oui nous écrivons pour qu'on nous lise, et oui encore, nous avons apprécié ce côté Happy fiews qui ne dura qu'un temps, mais quel bon temps ! Alors voilà, j'ai la sagesse de connaître mes limites, et comme je l'ai signalé déjà, Pierucci c'est Pierucci et moi c'est moi. Et de ce que je pense du lait, du saucisson, des forges et autres attentats, si je veux vraiment le dire, je le dis directement aux personnes que cela concerne, comme cela je dis moins de bêtises. Et croyez moi, j'en dis déjà bien trop souvent !
Le
repentir est un blâme à soi-même pour avoir négligé quelque chose d'utile. Or le bien doit être quelque chose d'utile, et l'honnête homme doit en avoir souci. Mais d'autre part aucun honnête homme ne se blâmerait d'avoir négligé un plaisir. Le plaisir n'est donc ni chose utile, ni bien. Marc -Aurèle, Pensées pour moi-même.
Oui, mais le plaisir fait tellement de bien !
http://scripteur.typepad.com/corsicapolar/
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# Posté le vendredi 24 août 2007 03:39

Modifié le samedi 13 octobre 2007 17:02

Pierucci il est né où?

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# Posté le mercredi 22 août 2007 08:13

Modifié le vendredi 24 août 2007 03:49

Presque l'heure des bilans de l'été

Presque l'heure des bilans de l'été
Presque l'heure des bilans.
Voilà, avec les premiers frissons, hier à Levie, l'âme s'est faite lourde et un peu triste. On parle pour certains de dates de retour sur le Continent, pour d'autres de reprises d'activités professionnelles, on parle encore des manifestations Nationales, Nice, Marseille, etc...On s'embrasse un peu plus longuement, va-t-on encore se revoir dans les jours qui viennent ?
C
ar personne n'a en fait la moindre idée de la vitalité insulaire en matière de livres. Le nombre de maisons d'éditions, par exemple, qui font l'effort de produire tous les ans des nouveautés et de mettre au jour de nouveaux auteurs : Albiana, Alain Piazzola, Clementine, Fiore di Carta, Dcl, Le Maquis, Acquansù. Le nombre de manifestations, salons du policier, des éditeurs, rencontres, colloques etc...
Le
fait est que ceux qui y participent ont eu des kilomètres à faire et des moments à partager ensemble.
Deux p
oints forts se sont pourtant nettement dégagés cet été : Le festival du polar, organisé par Jean-Pierre Orsi, et La manifestation de Barrettali, de Jean Pierre Santini.
La p
remière s'est singularisée par sa joyeuse amabilité, sa simplicité sans fausse note, et le fait qu'elle nous a fédérés dans une vraie communauté de pensée, où les participants ont tous le même point de vue : prenons la vie comme elle vient, et rions tant que nous le pouvons. Faisons des livres qui trouvent des lecteurs et qui par la même, emportent un peu de cette terre, dont le polar se fait le reflet, ce labyrinthe qui nous a permis de nous retrouver.
La seconde, outre le fait pour certain d'entre nous de découvrir cettegion, a soudé fermement cette reconnaissance des c½urs, parce qu'elle a mis à jour une évidence : la littérature n'est pas un être qui se force, mais qui s'apprivoise, si elle n'est pas immédiate évidence, du moins doit-elle avancer doucement. Imposer, c'est violer, et violer c'est quelque part tuer. Nous sommes imparfaits, mais nous ne nous prenons pas la tête et tentons tous de restituer un goût, un parfum qui nous est propre. Personne n'a La rité, tous nous avons des vérités, et c'est ce qui fait notre force. J'ai personnellement la conviction que s'il doit émerger une ½uvre d'entre nous, elle le fera d'elle-même, et pas par la proclamation par son auteur de ses qualités, un lent chemin vers la lumière, comme la graine à la plante. Une tomate forcée reste une tomate forcée. C'est pourquoi je crois vaines toutes les polémiques d'où qu'elles proviennent, elles ne font que nous rapetisser, même si, sur le moment on s'amuse tant à y participer.
H
ier soir, à Levie, manifestation incontournable dans le Sud car elle est l'une des rares à être organie par une bibliothèque et où la qualité de l'accueil ne change jamais, nous avons fait ce que nous faisons quasiment tout le temps : acheter les livres des autres, avec infiniment de modestie, de plaisir, parce que c'est bien pour cela que nous sommes là ? le livre.
V
oltaire et Rousseau ne s'aimaient guère, se le disaient beaucoup : « Allez brouter vos prairies ! » disait en substance le premier au second, « Vous êtes juste à la hauteur qu'il faut. » l'autre criait à la persécution...le futur n'a retenu que le génie des deux.
Le b
on mot est une joie dont nous n'aimons guère quel que soit le lieu, le siècle, nous priver. Acceptons cette fraternité, de quelque côté que l'on se trouve. Bon mot, mauvais mot, c'est toujours l'amour du mot, qui nous lie. Et oui, ici, en Corse, nous aimons les mots.
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# Posté le dimanche 19 août 2007 03:48

corsica nera

corsica nera
supplément de Corsica, article sur les polars insulaires

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 06:04