Dédicasses au Press mag

Dédicasses au Press mag
Marie-Hélène Ferrari a dédicacé son nouvel ouvrage
"Un Goût amer et suc comme le silence" au Mag Press de la galerie commerciale yper U de Folelli, dont elle était l'invie d'honneur.


Marie-ne Ferrari est une femme étonnante. Son écriture serrée plonge le lecteur dans cet univers de tranches de vies cases, qu'elle dévoile au fil de pages, dices par lmotion et la simplicité.

Corse matin Jacques Paoli
# Posté le jeudi 12 janvier 2006 09:06
Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Article Littérature Corse Matin

Article Littérature Corse Matin
Un goût amer et sucré comme le silence, est le titre d'un recueil de nouvelles signé Marie-Hélène Ferrari, paru aux « Editions Clémentine », jeune maison d'édition porto-vecchiaise. Ce charmant
professeur de français au lyc
ée de Porto-Vecchio,fait partager sa passion de la littérature à ses élèves. Les lecteurs ont pu appré-
cier au
fil de l'année le talent de l'auteur à travers deux uvrages : « Mélusine » et « Cruauté ordinaire ».

Quinze nouvelles
Ce troisième opus, témoignage d'une fécondité
de l'écriture, est séduisant par son joli format à l'italienne, et son papier au toucher
soyeux. Marie-Hélène
Ferrari est une créatrice aux talents pluriels : dessin et musique sont aussi ses domaines d' expressions.

« L'écrit représente un tiers de ma vie quotidienne, je dessine, note sur un calepin, des poésies, aphorismes, réflexion comme une lumière dans les yeux qui vacille, la brièveté du ressenti ».

Quinze nouvelles charpentent «
Un goût amer et sucré comme le silence », les dessins sont de séduisants contrepoints. Les textes
évoquent le
couple, la famille, le temps qui passe, des épreuves de la vie, banalité d'un quotidien transcendé par l'écriture, métaphores bibliques. Marie Hélène Ferrari accompagne ses personnages.

« Je puise dans l'instantané parfois autobiographique, puis le destin
des personnages m'éc
happe au détour d'un mot, ou d'une ligne, en-
trant alor
s dans le pur domaine fictionnel. »


Le regard sur l'e
nfance, des textes incisifs, parfois au vitriol, le regard sur le couple, le rapport au père sont empreints de noirceur. Les sentiments sont exposés, mais la pudeur est également présente. L'ellipse arrive lors de l'instant charnel.

« Je préfère suggérer, même si les mots sont parfois sévères, le dessin demeure plus vengeur que l'écriture. »

Seuls les enfants et les innocents trouvent grâce à ses yeux:

«L'écriture est une façon degarder le souvenir, la perte d'un,
enfant est obscène »,
souligne Marie-Hélène Ferrari.

Sous le titre « Ne pas oub
lier », le lecteur est bouleversé par les phrases sur la disparition tragique d'un adolescent, Jean-Philippe. Un deuil qui a bouleversé récemment la commuftauté de l'extrême sud. Avec « Un,goût amer et sucré comme le silence », Marie-Hélène Ferrari compose avec rage et tendresse, par ses motset ses dessins, le tableau de nos âmes.

Corse matin Dominique Landron
# Posté le jeudi 12 janvier 2006 08:49
Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Bibliographie

Bibliographie
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Mélusine Pièce en 5 actes aux éditions Le manuscrit 2005

Cruauté ordinaire Nouvelles corses aux éditions Le manuscrit 2005

Pandora ou Les roses rouges de Naémia Pièce de Théâtre aux éditions Le manuscrit 2006


Un goût amer et sucré comme le silence recueil de nouvelles aux éditions Clementine 2005

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# Posté le jeudi 12 janvier 2006 08:24
Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Interview pour les editions Le manuscrit

Interview pour les editions Le manuscrit
Quel est votre parcours ?
Il y a eu dans ma vie deux étapes, la première où j'ai suivi les chemins que l'on m'a tracés, droit, comptabilité et beaux-arts ! J'ai été juriste, j'écrivais, je peignais beaucoup, mais faute de trouver en moi une force qui me faisait défaut, j'attendais des autres des miracles qu'ils n'ont bien sûr pas eu la bonté de faire ! Je devais être aussi drôle qu'une tisane laxative. Je me suis réveillée durement (suspens, lisez le tome 7 de mes aventures page 12 * ), et il m'a fallu apprendre à m'aimer assez pour prendre un nouveau départ. J'ai donc passé le CAPES externe de lettres modernes que j'ai eu, parce qu'à dix- huit ans je n'avais pour seul rêve que de vivre de et dans la littérature (notez que je me voyais en Balzac mais il n'y a pas de concours pour être Balzac, je me suis donc contentée d'être prof). Il faut croire en ses rêves et ne jamais y renoncer. Me voilà à présent prof de lettres modernes en premières et terminales au lycée de Porto Vecchio.


J'ai rassemblé mes écrits, les ai repris, en ai ajoutés d'autres et d'autres encore, je peins toujours et puis je me suis payée un autre rêve, l'apprentissage de la composition musicale et de la clarinette.
Cela a fait de moi quelqu'un de différent, axée vers un autre sens. Non ! non ! je ne suis pas rentrée dans une secte, je veux simplement dire qu'en donnant corps à ce que je fais le mieux, on voit moins ce que je ne fais pas bien et en fait, moi même je l'oublie. Il y a eu une comédie musicale, des adaptations de chansons, des chansons à moi, des expos de peinture et les livres qui rassemblent tout cela.
De mes échecs je garde la volonté de l'autodérision, et celle de faire, toujours faire.
Mon mari dit que je suis une schizo qui se soigne par l'écriture, mais on ne peut pas tenir compte de son avis il est partie prenante, il m'aime ! lol


Le secret est très présent dans vos histoires, ce qu'on peut/doit dire, à ceux avec qui l'on vit. C'est déjà le sujet de Mélusine, c'est aussi celui de Graziella, de La Soeur. Toute vérité est-elle bonne à dire ?
Franchement, non.
Il faut rester mystérieuse, lointaine et désirable, environnée de l'aura trouble des secrets inavouables. Porter de grands chapeaux à larges bords et fumer des cigarettes à filtres dorés. lol
Bon, en fait, sur terre, c'est plus compliqué. Il y a ce qu'il vaudrait mieux taire et qui vous échappe pour courir tout seul et ce qu'il vaudrait mieux dire, qu'on cache quand même et qui explose comme une tomate pourrie qui tombe du frigo alors qu'on ne se rappelle même plus qu'elle était dedans.



Comment faire la part des choses quand on a la tête dedans ? On dirait que les secrets ont leur propre vie et qu'on court toujours derrière.
Moi, ma solution c'est l'oubli, pas le mensonge. L'oubli et l'effacement de la douleur des secrets, par la reconstruction de choses positives. Je suis pour en dire peu, parce que la vie m' a appris que les secrets sont souvent des armes pour les autres, même et surtout ceux qui vous aiment. En même temps je crois que les hommes et les femmes n'accordent pas la même importance aux mêmes choses. Et donc qu'il y a un problème insoluble quelque part. Et puis je pense que les hommes sont plus fragiles que les femmes et que les gros secrets les détruisent d'avantage parce qu'ils perturbent la vision rassurante du monde qui leur est nécessaire.
Ma maman est la plus belle femme du monde, la plus fidèle, la meilleure cuisinière...patatra, quand la famille play mobile tombe par terre, les petits garçons s'écroulent. Chut... Taisons nous !
En fait le jour où j'aurai la réponse, je n'écrirai plus sur le thème des secrets, ce qui n'est pas encore le cas !


Vous accordez une très grande attention à la musicalité de vos récits. Comment travaillez vous la mise en mots, puis la mise en sons de vos textes ?
C'est la même démarche, phrase musicale, ou verbale, ou gestuelle, même combat.
Elle doit parfaitement correspondre à l'univers qui s'est creusé en moi. Le texte est très souvent versifié au départ puis déconstruit, raccourci. Je me laisse submerger. J'ai hélas aussi une passion pour la phrase clinquante, comme celle de Rostand, Beaumarchais, la phrase en toc, qui fait de l'effet, après je m'en veux, et je tente de la dompter par une phrase civilisée, aimable, polie, avec de jolis sons...
Franchement dans Mélusine le :"Ne vous approchez pas de mon bassin à poissons rouges" était honteux, mais je n'y peux rien, je l'adore !
Pour l'accompagnement musical, j'ai attaché une écumoire à la queue de mon chien qui est assis devant une casserole ! Il fait cela très bien (pendant que je lui lis l'histoire, bien sûr !). Lol
En vrai j'ai été très marquée par les nouvelles sonores et les pièces de théâtre musicales de Radio France. Ceci dit on a pas toujours envie d'entendre du Victor Hugo. Alors je fais ce que je voudrais entendre. Enfin presque, j'aimerais arriver à faire ce que j'ai envie d'entendre.
Simplement, je fais de mon mieux, c'est à dire du moins mal possible ce que j'aime le mieux faire, donner vie à des personnages qui me poursuivent, avec leurs sons, leurs couleurs.


Comment se porte la littérature corse ? Quels sont les auteurs que vous aimez. La vie sur l'île influe-t-elle sur écriture ?
Je suis une Pinzuta corse, un genre de quiche lorraine aux olives si vous voyez ce que je veux dire. D'où mon univers fait de couleurs et de sons et d'odeurs. Un fait certain est que le très grand isolement dans lequel nous vivons en hiver fait naître des personnages étranges.
La littérature Corse se porte magnifiquement bien. Les auteurs sont nombreux, actifs et très motivés. Chaque semaine, j'ai un nouveau coup de coeur, comme ce poème génial de Monsieur Profisi nommé Yoghourt (comment ça s'écrit cette chose ?) qui fait penser à Ponge, et qui est incroyable. C'est difficile de dire le livre que je préfère. J'ai beaucoup de monde à citer, en poésie, entre autres Jacques Thiers, Alain di Meglio, des gens qui font naître une émotion en très peu de mots, en roman Sylviane, qui parle du passé d'une façon fantastique, je ne sais pas qui choisir.
En fait si, nous autres, les scribouilleurs du bout du monde ne serions pas grand chose sans le dévouement de quelques libraires, qui nous tirent nous poussent, nous maternent, et font finalement que nous sommes ici des auteurs heureux. Je vais donc citer et lui rendre ce qui lui appartient : Kristel Ebrart qui mise tout sur les toquards que nous sommes et qui permet de devenir réalité à nos rêves. C'est beau ! Par contre je ne suis pas sûre que nous soyons un rêve pour elle ! lol !


Vous avez présenté vos livres cet été. Quelles manifestations vous ont été le plus agréable. Quel est l'accueil du public à votre égard ?
Finalement les signatures se sont enchaînées avec succès, mais la palme revient à celle de Levie et celle de hier, à Lecci. Génial ! Une foule incroyable et qui ne vient que pour voir les auteurs et parler avec nous. Les gens posent les bonnes questions, s'intéressent, sont respectueux (aucun n'a demandé de la mayonnaise sur ses frites !) Les auteurs qui se retrouvent deviennent des copains, on rit beaucoup, on critique les fautes de frappes de nos livres respectifs, on éreinte nos éditeurs, on compare notre style, on bave sur les absents, on glane des idées, et surtout on trouve une formidable motivation et une formidable stimulation à se parler, pour les livres à venir.
Maintenant je sais que : tous ceux qui publient chez Laffont, travaillent chez Laffont, que les bons auteurs (les seuls bons auteurs devrais-je dire), publient confidentiellement, c'est d'ailleurs la preuve absolue de la qualité de leur travail : ils tirent à cent exemplaires, un bon auteur est souvent un excellent buveur, et il faut toujours penser à emmener un bob et un coussin quand on signe en extérieur.


Sincèrement, je suis un auteur heureux ! Je convertis mes heures de solitude et d'absence en quelque chose de fantastique qui peut se résumer à cette phrase, entendue hier :
"J'ai eu du rire et des larmes sur ce livre, et j'attends le suivant avec impatience !" (En plus, je vous jure je ne l'avais pas payée très cher pour qu'elle le dise devant tout le monde, cette gentille dame. Lol). Les gens aiment mon univers, en tout cas, ils me le disent, on me parle de mes bonnes femmes comme si elles vivaient et ça c'est génial ! Mais je me suis quand même acheté une casquette trop petite pour éviter la grosse tête quand je vendrai mon Xème livre.
EH EH EH, je ne vous dirai pas combien, vous aimeriez trop savoir hein ! Qui a dit quinze ?qu'il se lève tout de suite !


Quels sont vos projets ?
J'avais tout écrit, j'ai tout effacé, chut, faut pas le dire, j'en ai plein, mais ils sont frileux. Mais alors j'en ai plein plein. J'ai des tomes deux en cours et un gros roman, je continue les nouvelles, il y a de la poésie, des dessins pour aller avec.
Je prépare l'agrégation aussi en ce moment, ce qui n'est pas rien. Reste à savoir à quoi l'agrégation me prépare !
Ah oui, un truc, un vrai projet : j'ai pris la résolution absolue de ne pas vieillir. Mais alors pas du tout !





Propos recueillis par Audrey Cluzel, septembre 2005.



Copyright © 2001 - 2005 Editions Le Manuscrit
Tous droits réservés
# Posté le jeudi 12 janvier 2006 08:14
Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Un goût amer et sucré comme le silence

Un goût amer et sucré comme le silence
Dans ce recueil, Marie-Hélène Ferrari donne forme au réceptacle de l'abandon,
du désuet des situations quotidiennes, des instants à partager avec des
personnages si communs et si tristes parfois.
Ce ne sont pas des nouvelles lme humaine triomphe, juste des perles
A
ccrochées à la solitude de l'observatrice talentueuse qu'elle est!
E
n quelques tableaux doux et amers, elle conte tendrement nos désillusions,
celles que l'on ose plus dire, touche au coeur par une fuite et rebondit dans la
nouvelle suivante sur un tableau émouvant.
C
e livre parle d'amour, de la force qu'il engendre; des frissons de plaisir qu'il
c
onvoque devant la table des matières de la vie.
Mariene Ferrari apporte dans ces écrits la substance même des émotions avec des historiettes
métaphoriques, des rires, des pleurs, des regrets.

dirait bien que c'est la vie?!


Copyright © Editions clémentine (Tous droits réservés)
# Posté le mercredi 11 janvier 2006 17:28
Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:53