Article Corse matin juillet 2005

Article Corse matin juillet 2005

La publication du premier livre est un moment d'importance dans le parcours d'un
écrivain. Fini le temps des envois de manuscrits tous azimuts, entre parenthèses, les malentendus avec les éditeurs, la couverture blanche est la, et porte un titre, Me/usine, le nom de 1 auteur, Marie-Hélène Ferrari. Professeur certifié de lettres au lycée de Porto-Vecchio Bonifacienne de c½ur et d'adoption, elle nous livre avec Mélusine le premier ouvrage d'une ½uvre qui n'a pas fini de nous enchanter et de nous surprendre dans sa diversité.
Ecrire depuis toujours.
« Dans une maison où
il ne fallait pas faire de bruit, c'est avec le papier et le stylo que je me suis exprimée. Puis il y a eu la lecture d'Alexandre Dumas. Dans la lecture comme dans l'écriture, je suis exactement ce que je veux être.
J'y trouve la force de prog
resser, de rebondir, de vivre en somme » confie Marie-Hélène Ferrari qui noircit toujours au stylo, en tous lieux de grandes pages de carnets quelle saisit rapidement sur un ordinateur.
Roman, Poésie, nouvelles poétiques, mais aussi théâtre, scie
nce fiction, polars, les mots; articulés dans un vocabulaire très précis, s' imposent à elle dans des registres très différents. La peinture est le domaine qu'elle réserve à son cercle d'intimité.
Mélusine- Par les hasards de l'édition est le pr
emier livre sorti des presses de l'imprimeur Suivront, dans le désordre, deux recueils de poésie et de nouvelles poétiques, en édition bilingue portant une traduction de Nicolas Sorba en attente chez un éditeur insulaire. Au catalogue de la maison Le Manuscrit, on trouvera Tout le monde n'a pas la chance de s'appeler Pierre Henri, deux tomes de science fiction portant un regard ironique sur une société que l'on voudrait imaginaire, un roman « un Goût amer et sucré comme le silence » , une pièce de théâtre Pandora ou les Rosés rouges de Naima et 2 polars.

Parce qu'être différent est une tradie


Une production" qui s'impose da
ns urgence quotidienne d'écrire :
« Je pose les premiers mots et puis tout m'échappe, les personnages prennent leur autonomie
Parfois i
l me faut même les exterminer... »
Tout comme l'histoire de Mélusine
, douce créature qui se transforme en animal aquatique s'est écrite en vers
« II ne m'était pas possi
ble de faire autrement ! »
Cette p
ièce construite très classiquement, prologue et cinq acte tous les Personnages sont présentés dès le 1er acte présente tous les atouts du genre. On rit on Pleure, le plaisir est constant dans les mots, dans les situations Pourtant. Mélusine n'acceptera pas sa différence, la niera, en refusera le plaisir et la douceur le cachera a un aimé bien falot :
" Ils se marièrent e
t furent très malheureux ! "

M.A.S
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# Posté le mercredi 25 janvier 2006 14:50

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:57

Les aphorismes de Marie Hélène (EN EXCLUSIVITE)

Les aphorismes de Marie Hélène (EN EXCLUSIVITE)
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Les aphorismes :

-Le masque n'est-il pas la seule vérité ?

-Ne jamais suivre la file

-Trop ou pas assez, jamais juste.

-Certains vivent leur drame et s'en délectent car ils n'ont aucun pouvoir créateur. Ils s'étalent avec complaisance sur leur propre néant ...en se cherchant des bourreaux, qui eux, sont des créatifs...et je suis un bourreau définitivement

-La médiocrité de certains les protègent de tout, y compris d'eux-mêmes

-La médiocrité se réfugie souvent dans l'agressivité

-Un « tiens » vaut mieux qu'un " donne "
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# Posté le mercredi 25 janvier 2006 08:01

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Conte pour les Enfants pas sages ( nouvelle INEDITE en exclusivité)

Conte pour les Enfants pas sages ( nouvelle INEDITE en exclusivité)
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La bois Dormant : conte pour les enfants pas sages.



Merci à Marie Hélène pour cette nouvelle inédite en exclusivité sur le site!

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Dans un château profond, plein de tours et de tourelles, de meurtrières et de mâchicoulis, d'escaliers qui tournent tellement en ronds, qu'ils finissaient à l'endroit où ils commençaient, de chambres aussi grandes que des places de village et des chambres si petites, que seules les souris y habitaient, dans ce château étrange, dormait la Bois Dormant.
Q
ue vouliez vous qu'elle fasse, à part dormir, cette Bois Dormant, puisque son nom l'avait condamné à dormir tout le temps. Elle dormait donc profondément, depuis neuf cent quarante ans.
U
n Prince qui passait par tous les dimanches, se rendit compte, arrivé chez lui qu'il avait perdu son portable quelque part, car sa poche de soie rouge était percée de part en part. Il en fut très contrarié car le portable était fort cher, et qu'il venait juste de le réquisitionner.
Il r
etourna donc sur ses pas et vit au plus profond de la foret, une lumière briller.
Ti
ens, se dit-il, qu'est ce que c'est que cette lumière ?
Intr
igué il écarta les branches qui gênaient le passage, et accrocha son pourpoint de soie bleue. Il s'en contraria mais avança quand même.
Ce qu'il voyait était le reflet du soleil sur la vitre d'une des plus jolis châteaux qu'il eut vu au monde. Il en fut enchanté et s'approcha.
S'
approcha et s'accrocha encore une fois, cette fois à sa culotte de soie violette toute neuve.
-M
erde alors ! jura-t-il au mépris du code des Princes Charmants.
Il
finit tout de même, malgré les ronces qui ne s'écartaient pas, travail de fée bâclé, par arriver à la porte, puis à l'escalier, puis à la chambre où le soleil brillait.
Il enjamba pour ce faire beaucoup de gens qui dormaient mais il ne les regarda pas.
Il éta
it essoufflé quand il arriva en haut et il avait une toux rauque de fumeur du plus bel effet.
Dans
la lit reposait une Bois Dormant, et comme il connaissait les usages, il se baissa et lui roula une pelle...
S
ans aucun effet !
Il se pencha une deuxième fois s'apprêtant à recommencer et il lui sembla qu'elle fronçait son petit nez charmant.
Alors il
la prit par les épaules et la secoua fort rudement.
La Bois Dormant ouvrit un ½il, le regarda toute étonnée, fronça ses jolis sourcils, et lui déclara :
-Veuillez me lâcher Monsieur, ce n'est pas ainsi que l'on procède, vous êtes un Prince Pas Du Tout Charmant, et je ne veux plus vous voir.
Il e
n fut fort mari, mais s'en alla sans faire de difficulté exagérée, cependant il vola un petit tableau qui se trouvait là, de façon tout de même à n'être pas venu pour rien.
Il avait
laissé retomber la Bois Dormant un peu brutalement et elle gisait maintenant en travers du lit. Mais il la laissa comme cela, car c'était vrai, c'était un Prince Pas Charmant Du Tout. Quand il dépassa la zone de Grand Enchantement, et qu'il fut sur la grand route, le petit tableau se transforma en Python Royal Très Féroce, qui le mordit et il mourut.
I
l tomba là comme une crotte du cul d'un âne, et ce fut tout.
Neuf c
ent cinquante ans plus tard, un Prince qui chassait par là et qui avait perdu son chien, se trouva par hasard en même fourrées. Il était très désolé de perdre un si bon chien, si fidèle, si affectueux et rampa dans les ronces pour arriver au manoir, pensant que son chien s'y trouvait. Il ne vit rien des beautés du château, marchant sur les Endormis sans s'en rendre compte et parvint tout de même à la fameuse chambre, où il entendait aboyer.
Effectivement l'animal était très occupé à lécher le visage d'une Bois Dormant qui gisait en travers du lit.
L
e Prince s'approcha, et dit :
-Cyr
ius, tu es écoeurant, de lécher comme cela la bouche de gens que tu ne connais pas, et si tu allais attraper une cochonnerie, viens mon bon chien, viens, et cesse cette horreur !
Le chien
qui n'avait aucune envie d'attraper des cochonneries se recula, alors le Prince vit que la tête de la Bois Dormant était hors du lit.
C
omme il était un peu maniaque, il la remit en place, n'imagina pas une seconde qu'il avait à l'embrassait et s'en fut, son chien serré contre son c½ur.
Pou
r n'être pas venu pour rien, il prit au détour des cuisines un pot de confiture qui se trouvaient là et qu'il dégusta avec Cyrius, sur le chemin du retour. Mais bien sûr, sur la grand route , une fois sorti de la zone de grand Enchantement, son compagnon se transforma brutalement en une grasse matrone à forte poitrine, et moustache à l'avenant, ce qu'il tenait de son antérieure condition ; elle l'attrapa fort diligentement par le bras, et le traîna tout déconfit vers le village où elle l'épousa sur l'heure et le rendit très malheureux. A cause de la confiture magique il passa sa vie à baisser la tête, et il ne s'échappa jamais, jamais, jamais.
La Bo
is Dormant dans son sommeil soupira, sans s'en rendre compte :
-Comme il tarde à venir !

Neuf cent cinquante ans passèrent encore, et la Bois Dormant faisait consciencieusement sont travail, elle roupillait à poings fermés.
M
ême qu'elle ronflait un peu.
Un Pr
ince qui cueillait des airelles avec son panier au bras, parvint on ne sait comment, une distraction de fée sans doute, à la porte de la chambre, comme les deux autres.
Il
vit la Bois Dormant, et fit ce que font les Princes, il l'embrassa, sans oublier de lui trousser un peu sa jupe, mais soudain dégoûté il se recula.
-Q
uelle horreur, mais vous sentez le chien mouillé, non mais quelle horreur, jamais lu cela que les Bois Dormant sentent aussi mauvais !
Cepen
dant le Château lui plaisait plutôt, et il se voyait très bien habiter là.
Alors il de
scendit aux cuisines, et fit du café très fort, les fées boivent beaucoup de café, il y en avait des tonnes et du meilleur, il en fit donc dix litres.
Il
remonta à la chambre avec ses dix litres de café fort et un entonnoir, et entreprit de faire ingurgiter le plus de café possible à la Bois Dormant.
Ell
e en avala beaucoup, beaucoup.
Il att
endit.
Elle se dr
essa sur la courtepointe toute brodée en s'écriant :
-Oh que
lle horreur, il faut de toute urgence que j'aille au petit coin.
Et elle cou
rut.
Il était cont
ent, maintenant qu'elle était réveillée, les autres devaient se réveiller aussi et le château devait reprendre vie.
Mai
s personne ne semblait bouger, et la Bois Dormant, s'était rendormie sur le siège des WC.
Alors il se résigna et comme il n'était pas mauvais homme il lui lava le visage, pour qu'elle ne sente plus le chien mouillé et il la recoucha.
Il par
tait avec beaucoup de regrets car il trouvait que le lieu lui allait très bien, et longeant les murs, il voulut emporter un souvenir, il prit donc un des chandeliers muraux dans la main, et il eut raison, car il se transforma pour l'éternité et d'avantage en applique de bronze, ce qui lui permit de rester en ces lieux toujours, toujours et toujours.


Cett
e fois on attendit trois mille ans, et la Bois Dormant sous les apparences d'une jeune dame, était bien vieille au-dedans, bien vieille.
Elle s'était réso
lue dans ses trois millions de rêves de Bois Dormant, à ne jamais se réveiller, à rester toujours ainsi, allongée, immobile, statufiée, un peu morte, mais pas tout à fait.
M
ais dans le Bois Enchanté, les Rochers s'étaient poussés, et les ronces s'étaient peignées, les branches s'étaient écartées tendrement, et la haute herbe elle-même se couchait.
Un gros c
rapaud avançait.
Il portait comme des bijoux, de magnifiques yeux doux et dorés !
Qu
and je dis gros, il était très bien proportionné, mais il était immense, pour un crapaud, s'entend.
Il f
aisait Bom-Floc en avançant, exactement ainsi, Bom-Floc ! Bom-Floc.
Et en faisant Bom-floc il parvint jusqu'à la chambre.
Il vit
la Bois Dormant et pour dire la vérité, elle était un peu ridée et des plis amers marquaient sa bouche.
Mais i
l la trouva très belle ainsi, se disant que pour un crapaud, cette vieille Bois Dormant irait très bien. Très bien !
Dan
s son rêve la Bois Dormant voyait arriver le plus joli, le plus aimable Crapaud du monde, un crapaud étincelant, cuivré et racé, un crapaud dont on ne pouvait que tomber amoureuse, ce qu'elle s'empressa de faire.
Le crapaud vint se placer à côté du lit, et la regardant, il lui dit :
-Chèr
e Bois Dormant, je vous embrasserai dans six mois, le temps que vous preniez l'habitude de moi.
L
a Bois Dormant pensa :
-
Quelle Casserole ! Car chaque fois qu'elle allait dire un gros mot, elle disait Casserole.
C
omme elle faisait semblant de dormir elle fit semblant de dire dans son rêve :
-Non ! Non !
-Quo
i ? dit le crapaud tout surpris. Est-ce que les Bois Dormant sont censées parler dans leurs rêves ?
-Le
règlement veut que vous embrassiez tout de suite, murmura la Bois Dormant.
Il la
regarda attentivement, se demanda si on le jouait, mais il ne remarqua rien, (ceci s'explique car il était un Crapaud très gentil), car il pensait que les Bois Dormant ne pouvaient pas faire semblant de dormir.
Et puisqu
'elle le voulait, il l'embrassa.
Ce bai
ser, fut le plus timide et le plus doux baiser du monde, et pendant que le Crapaud embrassait la Bois Dormant, le château entier se réveillait, et on commeait à sentir des pâtisseries cuire dans les grands fours de la cuisine.
(C
e fut en effet un très long baiser.)(on eut même le temps de faire du pain !)

Alors la Bois Dormant un peu chiffonnée s'assit sur le lit, et regarda la Prince assis à côté d'elle et c'était un superbe Prince Charmant, avec le pourpoint brodé et la culotte bouffante, et tout ce qu'il fallait, et c'était très amusant parce qu'il pensait toujours être un crapaud, alors il ne bougeait pas, de peur qu'elle lui dise de d'en aller, on ne sait jamais avec les femmes, mais elle souriait. Il en fut très content.
Bo
n pour dire la vérité, il avait pris son temps pour venir, il s'était même un peu égaré dans les meules de paille avec d'accortes damoiselles, et un peu dans les fourrées avec de galantes dames, c'était un si joli crapaud, mais comment pouvait il savoir, le pauvre, qu'il était destiné à la toute vieille Bois Dormant ? Les fées décidèrent d'oublier. Et les petites rides qu'il avait au coin des yeux allaient très bien avec celles de la Bois Dormant.
Al
ors il lui prit la main et ils sortirent de la Chambre enchantée, pourtant il dit quand même
-C 'est un peu en désordre ici, il faudra ranger !mais il le dit tendrement alors elle ne répliqua pas, c'est pas si mal un Prince Charmant Ordonné.
Elle alla à la Grand Salle et décrocha du Haut Mur, trois clefs, qu'elle regarda tout d'un coup perplexe, affolée.
Il l'i
nterrogea des yeux et elle répondit confuse :
-
J'ai là entre les mains trois clefs, celle du royaume, celle de mon c½ur et celle de ...
-Cell
e de...
-
De ma ceinture de chasteté !!Elle le dit en murmurant toute gênée.
-Et alor
s ?
-Je
les ai mélangées, et je ne sais plus ...Les quelles c'est !
Le Pri
nce , bon prince, rit, et lui dit :
-Ah
!Ah !Ah ! Il faudra toutes les essayer.
Alor
s tout le monde rit avec eux.

Ils ne se marièrent pas, n'eurent pas d'enfant, s'occupèrent quelquefois de ceux des autres, mais se firent surtout mille bisous et mille caresses car ils avaient presque cinq mille ans à rattraper.


U
ne dernière chose, ce Prince adorait franchir les ruisseaux avec la Bois Dormant dans les bras, même si cela était très fatigant parce qu'en dormant, elle avait un peu engraissé, mais ce n' était pas si grave, elle adorait être portée.


Ma
rie hélène Ferrari



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# Posté le mercredi 18 janvier 2006 11:51

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Impressions personnelles

Impressions personnelles

J 'ai fait récemment la rencontre de Marie Hélène.
C' es
t une rencontre inattendue et surtout merveilleuse.
Par
simple curiosité j'ai découvert son extme générosité, sa gentillesse, et surtout son talent.
Dans un snack, sur internet ou au téléphone je partage avec elle des moments privilégiés. J'ai été conquis par son style d'écriture.
C
omment rester insensible devant l'émotion réelle qui s'émane de ses livres ?
On trouve des personnages attachant aussi bien que détestables.
Je vous conseille vivement de les lire.
On
est touchés par la sensibilité de cet auteur.
To
ut les deux nous tentons sur ce site de vous offrir un maximum d'informations et d'éxclusivités.

N'
hésitez pas à laisser vos commentaires et à faire part de l'existence de ce site.

Am
icalement
Le
webmaster

photos A.F

# Posté le mardi 17 janvier 2006 11:52

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54

Laissez des comentaires

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]Si vous souhaiter poser une question à l'auteur,ou donnez votre avis, vos impressions... laissez un comentaire ici

Photos : François balestriere

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# Posté le jeudi 12 janvier 2006 17:10

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:54