Saisir

Saisir
Saisir les instants, ne pas mourir, faire la collecte, en garder un peu, les expressions, les impressions, ce que les photos ne disent pas, ne montrent pas, la fêlure, la cassure, l'envie, la non envie, le laid, le beau, l'autre, l'autre tout le temps....

# Posté le dimanche 21 mai 2006 15:08

Modifié le lundi 05 juin 2006 13:50

le départ

 le départ
Sur les visions de son enfance, elle est en train de refermer les portes, prenant la file pour enregistrer ses valises
Ils sont tous à l'attendre, la petite qui va au Continent, lere, la mère, lesurs et l'ami, et tous ont leur lourd, battant.

Ca
r elle va partir longtemps.
Elle manque de courage et finalement pense que ' faire la saison ' est moindre mal, si c'est le prix, pour rester à la maison

M
ais les parents la pressent, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir, ils se l'arrachent pour la pousser.
Il
s font les braves, ceux qui vont maintenant vieillir, car la petite va partir, sa vie elle est devant. Et eux vont juste survivre, en l'attendant.
Il semble si loin à cette heure ce maudit Continent !

'
J'aurais du choisir de ne pas faire d'études, quelle importance, c'est trop rude, de quitter ma maison, mon île et ses bonheurs. Qu'il est loin, le Continent ! '

L
'ami, le compagnon, le doux amour, fait le brave. Mais il a les épaules rentrées et de temps en temps dans son sourire de façade, coule une larme égarée, qu'il essuie, furtif et désolé.
Ils ne se soucient plus les deux enfants de s'embrasser en douce, ils sont devant les parents...Et la petite pleure, il est si loin, le Continent, et elle part pour longtemps.
Ma
is l'amoureux la presse, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir ils se l'arrache pour la pousser.

Da
ns ses bras la grande s½ur, tient les petites étranglées, menace, donne des consignes, c'est une petite mère qu'uneur aînée. Elle voilà qu'elle s'éloigne, la terre va trembler. Il va se passer quelque chose pour m'empêcher de m'en aller.
C'
est dur de retenir ses larmes et il ne faut pas lui donner des armes pour la faire rester. Pour elle on veut le meilleur, et le meilleur, ici, c'est ailleurs, selon le choix du futur métier.
A
lors sur les visions de son enfance, elle est en train de refermer les portes, prenant la file pour enregistrer ses valises

Et voi qu'elle a son billet, les bagages sont expédiés et on appelle au micro...Les passagers...
L
a rupture, la rupture c'est dans quelques secondes, c'est dur ! Oh que c'est dur !

Elle se jette à leur cou, les embrassant tous ensembles, les serre et ils la serrent mais les parents la pressent, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir ils se l'arrachent pour la pousser.

Derrière la vitre, les visages s'écrasent pour regarder, l'enfant la petite fille, qui maintenant va embarquer

R
este là ma douce reste on recommencera tout.
Je
referai ton enfance et sachant, je serais un rêve.
O
n ne connaît bien que ce que l'on perd.
R
este la ma douce, reste là, tu seras petite encore et je te consolerai, je te comblerai de baisers.
Je ne veux pas sur ton enfance, refermer les portes. Je ne veux pas faire de monur, un mausolée.
Reste ma Douce, mon enfant, mon aimée.

F
ais attention à la ville, tu n'es pas habituée. Attention aussi aux gens,-bas personne ne se connaît ? Il n'y a que des indifférents ! Attention au danger.
M
on chéri, ma petite, mon trésor, reste près de moi, j'ai si peur .Te voir partir c'est l'horreur, que dans mes cauchemars, je craignais.
N
e t'en va pas mon amour, reste je t'en supplie, ne t'en va pas, viens vite, viens ici .J'ai si mal, j'ai tant de peine. Mon Dieu, pourquoi cela ?

Le petite voyant sa famille , le visage bouleversé, contre la vitre écrasé, retourne en arrière et la mère l'étouffe de baisers, puis la retourne vers l'avenir.
Ici, amour, c'est le passé !

L
'avion acollé. Elle a vu de la vitre, sa maison, toute petite elle a pleuré.

A Héloïse

Cette nouvelle est extraite de "Cruauté ordinaire", troisième ouvrage de l'auteur, aux éditions du Manuscrit,2005

# Posté le dimanche 21 mai 2006 14:44

Modifié le lundi 05 juin 2006 13:51

Des aphorismes

Des aphorismes
Voici en exclusivité quelques aphorismes de Marie hélène :

Toute forme de dépendance finit en naufrage.

Dans un monde où rien n'est vrai, le rêve n'est-il pas la seule réalité ?

Les regards de pris rabaissent ceux qui les lancent, à une dimension ridicule et pitoyable, ils ne dénoncent que leur petitesse et une immense solitude, celle de celui qui ne se juge qu'à l'échelle des possessions


Le cri de la bête fait peur, mais pourtant ce n'est pas la bête.

Les gens sont rarement aussi méchants qu'on le croie, ils sont pires.


Faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu'on vous fasse... fait du bien !

L
a page blanche mérite qu'on n'y écrive pas n'importe quoi. Il faut respecter l'arbre.

É
viter de laisser des traces de pneu, quand on dispose d'un stylo, fait partie de l'hygiène de lcrivain.

Tout le monde sait qu'un vieux con, a été un jeune con. Le problème avec les jeunes cons, c'est qu'ils ne se reproduisent pas, ils se clonent !

La douceur d'une boucle de chevelure aimée.

La vraie gentillesse est comme un crème nourrissante, elle apaise les démangeaisons de l'âme.

Faire ce qu'on aime et être à fond dedans, vous donne en une minute dix ans de bonheur, sans les rides qui vont avec.

I
l y a toujours deux côtés opposés, que ce soit à une table ou à une barrière. Or on ne peut jamais occuper qu'une place. Reste à savoir si c'est la bonne.

La beauté est un masque qui dissuade les gens d'aller plus loin. Ils se contentent de ce qu'ils voient.

On est tous petits à force de regarder par terre.

C
ertains yeux sont comme des briques, on se brise sur leur surface.

# Posté le vendredi 19 mai 2006 13:11

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:53

Interview pour le site.

Interview pour le site.
Bonjour Mari Hélène, dans cette semaine un nouveau livre sort en librairie,alors stressée ?

A ce stade je dis plutôt "ouf enfin"(rires)Un Polar nomé le Destin en s'en mêle pas.

Dans ce livre vous nous raconter l'enquète de l'inspecteur Pierrucci, lorsque vous écrivez vous écrivez où ?

Chez moi ! Dans ma voiture, dans un restaurant, à une table, dans un café, partout absolument partout! Pierrucci me suit partout.

Après un recueil de nouvelles, un polar. Vous avez un genre qui vous plait davantage qu'un autre ?

Non, pas vraiment, il arrive souvent que je sois sur deux choses en même temps. J'aime tout ce qui est écrit, après non pas de genre favoris.

Vous êtes vous déjà essayée au Roman ?

Oui, j'ai deux romans de science fiction et un roman plus général, qui sont chez l'éditeur en ce moment.

Est ce que vous vous inspirez des gens que vous croisé tout les jous, dans vos livres ?

Complètement, totalement (rires) je peux pas en dire plus mais oui complètement.

Qu'est ce qui vous inspire le plus ?

Quand il s'agit de rire, la bétise (rires) Sinon en général toute forme d'émotion.

Avez vous toujours écris ?

J'ai écrit mon premier livre, Hugues le Hardi, j'avais 14 ans.

Un message pour vos lecteurs ?

Et bien je les remercie d'être là, j'éspère que ce livre leur plaira, qu'ils se retrouveront dedans. J'ai besoin d'eux pour continuer.

Prochain rendez vous ?

Les signatures pour le polar !
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# Posté le mercredi 17 mai 2006 07:50

Modifié le mercredi 17 mai 2006 14:55

Extraits de l'article parut dans Femina

Extraits de l'article parut dans Femina
"...En signant son dernier recueil de nouvelles «Un gt amer et sucré comme le silence» aux éditions Cmentines, lcrivain impose son style et son regard.

Elle a le verbe facile, la phrase aussi. Le bon mot. Celui qui touche. Celui qui parle. Elle aime entretenir les ambiances magiques, naïves, la douceur d'une légende ou d'une croyance dans laquelle, elle a baig ses enfants le plus tard possible.

Elle est aussi professeur de français au lycée de Porto-Vecchio, depuis six ans, après un Capes de Lettres Modernes passé en externe. Des réussites, une vie riche en cations et en expériences, trois enfants, on pourrait dire qu'elle réussit tout ce qu'elle touche. Elle,elle dirait qu'à force d'attendre des autres, elle a fini par foncer toute seule.
Donc elle a écouté sa vocation. Enfin pas tout de suite
...
Tout est prétexte à écrire, à dessiner aussi. Les salles d'attente, les restaurants, les réunions ennuyeuses, pour ne pas perdre son tem mps, un des Thèmes qu'elle aborde dans ses nouvelles. Le temps qui passe, les couples, les rencontres ratées, les amours risibles, la filiation, et des inévitables sentiments que l'on observe chez les autres quand on les sent latents.

Ces dessins, ouvrent chacune des quinze nouvelles.

Un livre au petit format à la mode italienne ce qui permet de le garder avec soi, l'ouvrir, lire une nouvelle, puis deux, puis laisser les autres pour plus
t
ard ou les relire. C'est selon...."

Femina
Emmanuelle PERETTI
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# Posté le dimanche 23 avril 2006 05:43